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Parfois belle, trop souvent déroutante, je te vis au jour le jour, au fil des mois et des ans

Je t’aime parce que tu me ressources, je te hais parce que tu me rends triste.

Tu me renvoies souvent en pleine face les erreurs de mes jours, les pensées de ma vie

Mais tu es là comme une compagne. Contradiction ?

 

Parfois appelée liberté, parfois enfermement, tristesse ou gaieté , lisez la différence

Je t’apprécie pour le calme, la mise à nue que tu me permets

Je te déteste pour l’écho que me renvoient tes silences.

 

La parole n’est plus que dans des mots couchés sur ce papier

Que je lis et relis sans relâche pour ne pas perdre mes pensées

Je puise au fond de mon vécu qui m’aide à supporter.

 

Je me suis enrichie de ce tout que j’ai reçu, ressenti et vécu

Solitude que souvent je méprise, je dois bien reconnaître que tu m’as fort aidée

A ce retour en moi oh combien nécessaire pour apprécier la joie du plaisir de donner.

 

Solitude tu m’as permis de regarder en moi, de me poser qestions

Sur l’essence même de ma vie, de mes choix, de mes cheminements.

Ce que tu m’as renvoyée ne me plaît pas toujours, mais il m’appartient d’en tirer leçons.

 

On peut accompagné, vivre en solitude car du peu partagé se crée l’abîme.

Il faut qu’entre les êtres la parole soit, car si je ne dis pas, comment l’autre saura ?

Ce que je suis, ce que j’espère, ce que j’attends de la vie…..

En fait la solitude, ce n’est pas être seul, c’est ne pas pas partager, je crois

 

Texte écrit en 2009