Rien ne vaut un challenge pour se lancer dans une aventure . Et ce n’est pas n’importe quelle aventure.

Mon cadet  m’ a lancé ce défi : coudre un sac 100% cuir pour son épouse. Cela faisait longtemps que la couture du cuir me faisait envie mais je n’avais pas encore osé . Peur de rater, peur de gâcher cette si noble matière.

Un tour sur le site de Déco Cuir , le choix n’est pas facile quand on n’a jamais cousu le cuir. Choisir des peaux, quelle peau ? Quelle épaisseur ? …. Nous avons chois des peaux de chèvre lissée et une peau de chèvre velours pour contraster les rabats .

J’avais quand même pris quelques renseignements auprès des copines de notre groupe d’Addicts et auprès de Laurence de la Mercerie des Créateurs qui a l’habitude de cette matière.  J’ai glané des infos précieuses  et j’ai adoré ce challenge. Je ne vais pas vous cacher que j’ai eu des sueurs froides, que j’ai avancé à tout petits pas, une étape après l’autre, oui, mais à chaque fois , un grand temps de réflexion.

Ma Vivige avait choisi le Musette de Sacôtin. Un sac que j’adore réaliser , j’aime ses formes toutes en sensualité , toutes en rondeurs.  Mais le hic c’est que je n’avais pas mesuré la difficulté pour coudre des arrondis sur le cuir. Réflexion faite, j’ai tout cranté et ma foi mon gousset ne s’est pas si mal placé.  Le cuir lissé était assez raide et pas très évident à mettre en place. Il était hors de question que je le retourne par exemple pour une pose de passepoil. J’ai donc coupé les rabats en bords vifs , 2 faces cuir contrasté ( cuir lissé et cuir velours ) . Pour cela plusieurs étapes nécessaires. Coller avec de la colle à cuir  le passepoil à un rabat, attendre que çà sèche, poser le second rabat , attendre que la colle sèche et surpiquer.

Tout çà prend pas mal de temps mais c’est le temps nécessaire pour réussir. Travailler le cuir apprend à être patient. Cela a été l’étape la plus longue dans la confection de ce sac multiplié par deux puisque deux rabats.  J’ai aussi un peu customisé les rabats en posant un galon pailleté en bordure de passepoil.

Pour le rabat de devant qui possède une poche zippée que j’ai quand même voulu poser, le temps de la réflexion ( j’ai perdu plusieurs neurones ) à été plus que nécessaire. Les bords de la fenêtre du zip sont aussi coupés en bords vifs et il m’a fallu modifier la technique habituelle du montage de la poche.  J’ai préparé la pièce comme pour la poser sous le zip, sauf que j’ai retourné vers l’intérieur les petits retours de la fenêtre ( j’ai donc formé la fenêtre de la doublure) et je l’ai posée sur le zip. Pour fixer tout cela avant la piqûre du zip , j’ai utilisé le  Wonder Tape  ce qui m’a bien simplifié la tâche. J’avais donc au cas où je ne serai pas très claire , ma pièce de cuir, mon zip et la doublure placée sous le zip. Cela a l’avantage que lorsque la poche est terminée on ne voit plus les bords du  zip à l’intérieur.

 

Mais assez de bla bla bla place aux quelques photos réalisées

La petite poche sur le corps du sac

 

 

 

 

 

 

 

 

Je recommencerai c’est certain car quand on touche aux matières nobles on n’a qu’une envie , c’est d’y revenir.  Mais pour l’instant je vais revenir vers ce que je sais travailler sans flipper . Petite joueuse pensez vous ? Peut être mais le cuir a un coût et il n’est guère possible de travailler que cela. Alors on se fait plaisir à petites doses.

A très bientôt car  j’ai d’autres petites choses à vous présenter ……………………… et pour le nouveau patron Sacôtin, c’est officiel…. lancement le 22, j’ai hâte de vous montrer ma participation.